En Mai chez Titanic Games : Stonehenge


  • complexité : 1
  • nombre de joueurs : 3 à 5
  • durée : moins de 30 minutes

Avant d’être un jeu, Stonehenge est un concept imaginé par Mike Selinker (Gloria Mundi, Key Largo, Pirates of the Spanish Main…) : à partir d’un plateau de jeu et d’un même matériel de jeux, 5 auteurs vont imaginer un jeu dont le thème est une théorie farfelue sur l’existence mystérieuse de ce site. (Stonehenge sur Wikipedia).

Les 5 auteurs sont Richard Borg (Mémoire 44, Battlelore…), Mike Selinker, James Ernest (Fight !, Diceland, Gloria Mundi…), Richard Garfield (Magic l’Assemblée, Roborally…) et enfin Bruno Faidutti ! De quoi faire saliver n’importe
quel joueur !
Chacun va donc utiliser tout ou parti du matériel pour nous concocter un jeu. Il y aurait du wargame (R. Borg), de la course de chariot (M. Selinker), du combat de magiciens (R. Garfield), des pierres mise aux enchères (J. Ernest) et une élection de druide (B. Faidutti).
Mais le concept ne s’arrête pas là. Une dizaine d’auteurs supplémentaires seraient en train de travailler sur d’autres jeux, qui seront ensuite mis en ligne sur le web.
C’est là que ça prend des allures d’incontournable !

Revenons maintenant sur le Stonehenge made in Faidutti. C’est l’élection du plus grand druide de tous les grands druides, donc un jeu de majorité. Le jeu se jouera uniquement sur la piste circulaire sur laquelle seront placées des petites barrettes pour délimiter des zones (les collèges). Les joueurs placeront leurs druides dans les différents collèges pour espérer y être majoritaire. La première petite astuce est de pouvoir à son tour de jeu déplacer une barrette pour agrandir ou réduire la taille des collèges, et ainsi changer les rapports de majorité. La deuxième astuce : en cas d’égalité entre joueurs pour une majorité c’est le joueur suivant qui l’emporte !
Une majorité dans un collège rapporte des voix (autant que d’emplacements) et le joueur qui totalise le plus de voix est déclaré plus grand druide de tous les grands druides.

Impression après une partie :

Le jeu surprend par sa simplicité. Les premiers tours s’enchaînent très vite et rapidement on est confronté à des choix assez difficiles, dus aux déplacements des barrettes. Car si déplacer une barrette fait perdre un tour (on ne pose pas de druide ce tour-là), il s’avère primordial de les déplacer à son avantage car lorsqu’elles ont bougé une fois, elle restent en place pour le reste de la partie. Il faut donc les déplacer suffisamment tôt dans la partie, mais parfois cela peut se retourner contre soi. Il est à noter que nous testions une utilisation des cartes (2 cartes données à chaque joueur au début de la partie désignent des emplacements qui procurent un bonus si on en contrôle les collèges), mais leur utilisation n’a pas convaincu l’auteur qui cherche un petit truc à ajouter dans le jeu.

Le Stonehenge de Bruno Faidutti est donc un petit jeu de majorité tactique dans le même esprit que Imperium de R. Knizia : une mécanique épurée avec des petites originalités qui amènent de la tension. Encore une fois, on reste dans le jeu léger de 20 minutes environ, il faut donc le prendre pour ce que c’est.

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Egalement sur 4L :

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